Christianisme, paradoxe et démocratie

Mots-clés : Paradoxe, Démocratie, Henri de Lubac, Christianisme, Pouvoir, Autorité

Résumé

La crise actuelle de la démocratie occidentale est due, au moins en partie, à l'ignorance des citoyens à l'égard de ce régime politique. Les démocraties occidentales sont redevables à quatre traditions, à savoir : la Grèce antique, la République romaine, la pensée judéo-chrétienne et la modernité. Ce travail se concentre sur la dette de la démocratie à l'égard de l'idée chrétienne de paradoxe. Je commence par examiner l'échange entre le philosophe matérialiste Slavoj Žižek et l'orthodoxe radical John Milbank, sur la question de savoir si le christianisme est mieux compris en termes de dialectique hégélienne ou plutôt comme étant essentiellement paradoxal. Souscrivant à la thèse de Milbank sur la place du paradoxe dans le christianisme, j'étudie ensuite le terme plus en profondeur dans les travaux d'Henri de Lubac (l'une des principales influences de Milbank), puis je l'applique à la théorie démocratique afin de montrer que, sans une bonne compréhension de la place du « paradoxe » dans la démocratie, il est difficile de voir à quel point ce régime politique est puissant pour protéger les êtres humains de l'autocratie, de l'oppression et, en fin de compte, de la tyrannie.

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Publiée
2025-12-19
Comment citer
Aranda Vargas J. P. (2025). Christianisme, paradoxe et démocratie. ’Ilu. Revista de Ciencias de las Religiones, 30, e99767. https://doi.org/10.5209/ilur.99767
Rubrique
Artículos