Jean Lorrain : de la caricature à l’ekphrasis, entre critique sociale et fascination de la déchéance

  • Victoria Ferrety Montiel Universidad de Cádiz
Mots-clés : satire graphique , littérature fin-de-siècle , modernité , esthétique décadente

Résumé

Cette étude explore l’esthétique de Jean Lorrain à la lumière de la caricature et de l’ekphrasis, deux formes complémentaires qui structurent son rapport au réel. Chroniqueur et romancier de la fin-de-siècle, Lorrain transforme la caricature en un langage critique et poétique, révélant la duplicité du monde mondain qu’il observe. Ses collaborations avec des illustrateurs tels que Bottini ou Orazi témoignent d’un dialogue constant entre texte et image, où la satire visuelle se double d’une écriture picturale. Dans La Maison Philibert (1904), la déformation devient procédé esthétique et moral, servant à dénoncer les hypocrisies bourgeoises tout en exaltant la beauté artificielle de la décadence. Par une prose empreinte d’ironie et d’hallucination, proche des visions de Goya ou Redon, Lorrain élabore une véritable poétique de la déformation, où l’autoreprésentation et la modernité se rejoignent dans une quête ambiguë de vérité et de style.

Voir les citations

Format

Crossmark

Métriques

Publiée
2026-06-15
Comment citer
Ferrety Montiel, V. (2026). Jean Lorrain : de la caricature à l’ekphrasis, entre critique sociale et fascination de la déchéance. Thélème. Revista Complutense de Estudios Franceses, 41(1), 137-147. https://doi.org/10.5209/thel.105450