Du roman noir à l’allégorie philosophique : Philippe Claudel est-il un lanceur d’alerte ?

Mots-clés : Philippe Claudel , lanceur d’alerte , roman noir , dystopie , allégorie

Résumé

Nous chercherons ici à signaler le changement de paradigme d’écriture de Philippe Claudel remarqué dans ses deux derniers romans – Crépuscule de façon prédominante et L’Archipel du Chien – comme l’amorce d’un nouveau cycle. Nous mettrons tout d’abord en évidence l’importance de la structure policière, dont l’intrigue permet à l’auteur d’accrocher son lectorat pour mieux focaliser son attention sur des alertes sociales actuelles, sous-jacentes à ses énigmes. Pour ce faire, nous nous appuierons sur les théories d’Alain Pagès qui considérait déjà ce procédé chez Émile Zola, écrivain qui sous couvert de romans policiers, dénonçait les violences sociales souterraines de l’époque. Chez Claudel, nous signalerons comme point de bascule son recueil de nouvelles Inhumaines, publié en 2017, dans lequel la dystopie est envisagée comme détonateur d’une prise de conscience. Nous soulignerons finalement que, dans sa production la plus récente, les thématiques choisies l’incitent à modifier son mode d’écriture pour lui conférer une portée philosophique affirmée au sein de récits sensiblement plus allégoriques.

Biographie de l'auteur

Dominique Bonnet, Universidad de Huelva

Departamento de Filologías Integradas. Facultad de Humanidades.

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Crossmark

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Publiée
2026-06-15
Comment citer
Bonnet, D. (2026). Du roman noir à l’allégorie philosophique : Philippe Claudel est-il un lanceur d’alerte ? Thélème. Revista Complutense de Estudios Franceses, 41(1), 113-122. https://doi.org/10.5209/thel.106950