"La Dernière Bande" de Samuel Beckett. Missives sonores d’une auto-correspondance épistolaire

  • Lourdes Monterrubio Ibáñez Universidad Complutense de Madrid
Mots-clés : Samuel Beckett, Nouveau Théâtre, carta, subjetividad, auto-objetivación.

Résumé

Le présent article réalise une analyse de la pièce La Dernière Bande (1959) de Samuel Beckett à partir de l’interprétation de l’activité de son protagoniste comme une correspondance épistolaire avec soi-même au fil du temps, et à travers une nouvelle modalité de celle-ci : la missive sonore. Ainsi, l’auteur met en scène une écoute/lecture et un enregistrement/écriture épistolaire entre un je présent et son je passé/futur qui acquièrent une matérialité spatiale et temporelle par rapport à leur accomplissement littéraire. En outre, cette singulière auto-correspondance permet l’expression de la subjectivité du personnage y de sa scission intérieure, qui est mise en évidence par l’impossibilité de l’auto-reconnaissance et de l’auto-objetivation définitoires de l’activité épistolaire. La lettre devient donc un nouvel élément de l’indépendance de l’expression théâtrale face à l’expression littéraire que le Nouveau Théâtre défend et dont Beckett est l’un des plus hauts représentants.
Voir les citations

Crossmark

Métriques

Publiée
2017-10-18
Comment citer
Monterrubio Ibáñez, L. (2017). "La Dernière Bande" de Samuel Beckett. Missives sonores d’une auto-correspondance épistolaire. Thélème. Revista Complutense de Estudios Franceses, 32(2), 253-269. https://doi.org/10.5209/THEL.55537
Rubrique
Articles