Écrire pour se (re)construire : enfance et jeunesse chez Maryse Condé

Mots-clés : autobiographie, transition, identité, maternité, décolonisation

Résumé

Dans ses récits autobiographiques, Le Cœur à rire et à pleurer (1999) et La Vie sans fards (2012), Maryse Condé retrace son parcours identitaire depuis son enfance guadeloupéenne jusqu’à sa jeunesse parisienne. Cet article propose une analyse de cette transition vitale en s’appuyant sur une approche psychologique et décoloniale. Il s’agit de comprendre comment le temps, l’héritage familial, ses rapports conflictuels avec sa mère, la maternité et l’expérience diasporique forgent une identité complexe en perpétuelle reconstruction. À travers une introspection sans fards, Condé déconstruit les injonctions coloniales qui ont marqué son existence et revendique, en définitive, une identité hybride. Ce processus d’auto-décolonisation est ici analysé comme une stratégie de survie, d’émancipation et de réappropriation de soi.

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Publiée
2026-06-15
Comment citer
Álvarez Palanca B. (2026). Écrire pour se (re)construire : enfance et jeunesse chez Maryse Condé. Thélème. Revista Complutense de Estudios Franceses, 41(1), 89-104. https://doi.org/10.5209/thel.105495