Le devenir affectif de la matière. Notes sur l'émergence des nouveaux matérialismes

Mots-clés : Nouveaux Matérialismes, Matière, Culture, Féminisme, Affects

Résumé

Cet article aborde l'émergence des nouveaux matérialismes en tant que cadre de pensée pluriel et transdisciplinaire en réponse aux limites que les courants encadrés par le linguistic turn posaient lorsqu'ils traitaient de la relation entre matière et culture. À partir du débat qui a vu le jour dans ce contexte entre Sara Ahmed et Noela Davis, l'imbrication entre les nouveaux matérialismes et le féminisme contemporain sera explorée en profondeur, en soulignant le caractère inéluctablement féministe de la pensée néo-matérialiste, de sorte que sa nouveauté ne réside pas dans une rupture avec les traditions antérieures, mais dans sa potentialisation. À cette fin, la figure de Baruch Spinoza sera récupérée à travers la pensée de Gilles Deleuze, Rosi Braidotti et Elizabeth Grosz, entre autres auteurs, dans le but de penser une ontologie relationnelle qui dépasse les approches dualistes basées sur la renaturalisation et la décentration du sujet humain. Cela ouvrira les possibilités d'une transformation politique féministe, impersonnelle et imperceptible qui contemple tous les corps - humains et non-humains - en termes de matière affective, agentive et vibrante.

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Publiée
2026-07-13
Comment citer
Pellicer Planells, M. (2026). Le devenir affectif de la matière. Notes sur l’émergence des nouveaux matérialismes. Las Torres de Lucca. International Journal of Political Philosophy, 15(2), 397-407. https://doi.org/10.5209/ltdl.103742