Le paysan de Paris de Louis Aragon: Écriture du labyrinthe et labyrinthe de l'écriture

Corinne Mesana

Resumen


Dans les années vingt, Louis Aragon, à l’exemple de ses contemporains pris dans l’aventure surréaliste, recherche une réalité occultée au cours de ses promenades dans les profondeurs de la ville. Son roman surréaliste, Le paysan de Paris, témoigne de cette recherche et l’image du labyrinthe apparaît dynamisée dans sa fonction archétypale car elle s’inscrit non seulement au niveau du narré mais aussi de la narration. A travers la description de lieux urbains tels que le passage de l’Opéra et les Buttes Chaumont, le labyrinthe euphémisé représente le lieu des rencontres, des passions interdites et des correspondances les plus inattendues entre les différents élements du réel. Il devient ainsi l’espace de la quête initiatique brillant par l’absence du Minotaure et la présence de la femme initiatrice. L’enjeu est double pour le narrateur/auteur : vivre l’initiation à la vie érotique et recréer la magie du surréel. Au niveau de la narration, le récit surréaliste devient lui-même labyrinthique, et son auteur apparaît en Dédale prenant le risque de perdre son lecteur au fil de nombreux récits secondaires et divers documents visuels qui viennent interrompre le cours du récit initial. Une nouvelle écriture, l’écriture labyrinthique, est en marche.

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Amaltea. Revista de mitocrítica
ISSN-e 1989-1709

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