Identité et altérité dans la langue de l’autre

María del Carmen Molina Romero

Resumen


À la suite du fait migratoire provoqué par la guerre civile, des auteurs nés en Espagne se sont installés en France et écrivent aujourd’hui en français. Les écrits de Jorge Semprun, de Augustin Gomez-Arcos, d’Adélaïde Blasquez et de Michel del Castillo nous offrent un terrain exceptionnel pour étudier la place et l’influence que la langue maternelle et la culture espagnole ont sur la langue d’écriture et sur leurs univers de fiction. Les problèmes d’identité qu’elle crée aussi chez le bilingue, car si l’identité de l’écrivain est à priori de nature pathologique, elle est encore plus menacée lorsqu’il doit la définir entre deux langues, entre deux cultures. Si dans le miroir de l’écriture se reflète une image de soi, celle de l’écrivain qui s’exprime dans la langue d’un autre se trouve confrontée à l’altérité. Quelle est la reflexión linguistique qui se dégage de leurs oeuvres ? Il y a chez ces auteurs un discours extrêmement fin de la langue et de l’identité. Ils possèdent une conscience spécialement aiguë du langage qui est propice à l’écriture de soi. Ils nous offrent une parole littéraire venue simultanément d’ici et d’ailleurs, hantée par la voix de l’autre.

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Thélème. Revista Complutense de Estudios Franceses
ISSN 1139-9368
ISSN-e 1989-8193

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